PRIVATE SPACES

Agenda 25/02 — 02/03/2016

English

Je suis de plus en plus convaincue que la plupart des problèmes de notre époque, la source des problèmes sociaux, de santé, politique, financiers, écologiques sont le fait des grands groupes industriels.. et de la plupart des lobbys qui influencent et corrompent ceux que l’on nomme “nos” représentants politiques. Contre cette crasse, il nous faut lutter “Comme des lions”. Et aller voir ce film au Pianofabriek samedi soir.

En attendant la chute de ces empires économiques, continuons à encourager les initiatives non lucratives et privées. Et je prend l’expression “privé” au sens premier puisque pour l’exposition “What Happened to The Shiny Cakes” il faut te rendre à la chaussée de Vleurgat, 311 à Ixelles et sonner au deuxième étage. Là tu pourras découvrir le travail de trois étudiantes à la Cambre : Antoinette d’Ansembourg, Louise Picot et Valentine Smets. Elles se disent fascinées par les concepts de jeu et d’absurdité.

Toujours en terrain privé, tu peux te rendre tous les après-midi (jusque 20 heures) dans le studio de Numéro 13 (rue Antoine Labarre, 13 à Ixelles) pour l’exposition Self Destruction. L’exposition est visible jusque samedi

Et pour continuer dans la tendance des habitations personnelles transformées en espace d’exposition, dans le genre, le lieu que je préfère à Bruxelles est sans nul doute l’Impasse-Temps : lieu de vie de mon ami Laurent Trierweiler qui ouvre régulièrement les portes de sa maison en travaux à d’autres artistes qui explorent les lieux et les transforment au gré de leur créativité. Cette fois, dès mardi et pour tout le mois de mars, une installation in-situ des artistes Claire Ducène, Nik O’La et Emilie Terlinden. Nous sommes tous conviés à cette “Endless House”.

Si tu en as marre de rester à la maison ou dans celle des autres, c’est que tu es – sans doute – dans le même tripe que Nicolas Verdoncq et Rémy Ficheroulle qui chacun nous disent “Je rêve souvent de paysages”. C’est dans un paysage urbain que se déroulera le vernissage, puisque les oeuvres sont présentées dans les vitrines d’un magasin vide de la rue de Namur, chez Hidden. Tu resteras sur le trottoir : si c’est pas déjà une sortie, ça !

Une fois plongé dans ce paysage urbain, je ne suis pas convaincue que tu te diras spontanément que tu es dans une “Quality Street”. Pour t’en convaincre, il faudra passer au Maga à Saint-Gilles : l’exposition se termine dimanche.

Et puis, après toute cette promenade urbaine, tu pourras envisager le territoire bruxellois avec tes mots et tes ressentis et confronter ta vision à celle des artistes invités à cette nouvelle édition du Kabinet Urbain, dès samedi.

MUSIQUES

En matière de musique, tu as aussi le choix de plonger dans les travers de la société de consommation ou encore de faire des découvertes en-dehors des sentiers battus.

Le Kraak festival est une idée parmi d’autres pour faire un max de découvertes en un seul week-end. Cela se passe au Beurs, lis le programme à ton aise et écoute les sons présentés pour te donner une idée. Je te mets ce morceau d’un groupe strasbourgeois, qui fraye dans les milieux alternatifs de la capitale alsacienne parce que j’ai passé la soirée d’hier à discuter justement de cette scène avec des Strabourgeois (oui, Sophie, si tu me lis, tu es à présent Strasbourgeoise ! Spéciale dédicace… ).

Le Kultuurkafee n’a plus de lieu pour l’instant pour cause de travaux. Et pour une durée indéterminée. Cela ne veut pas dire qu’ils arrêtent de programmer des évènements ! Pour t’en convaincre, va voir au Brussels Art Institute, ce jeudi soir : c’est une vente de fringues vintage et donc un Closet Sale & Friends are Magic pour la partie musicale !

Samedi soir, il se passe plein de trucs, c’est clair, mais perso, je ne résiste pas à filer voir le  spectacle de Catch & Manichéisme rien de moins ! Cela devait se passer au Lac, mais il ferme pour une durée indéterminée, donc la soirée se passera au 64, rue de la Grande île.

Après le catch, place à la musique, en douceur  :

Des concerts dans un salon, c’est ce qui t’attend aux Ateliers Mommen, c’est dans le cadre d’une exposition et le lancements de fanzines qui ont été créés durant 24 heures en janvier. Dimanche, tu pourras voir le résultat après impression en risographie : un procédé dont je trouve le résultat superbe, ayant vu le travail de l’Atelier Rosi lors d’un salon du livre d’art au Brass, il y a quelques mois (et j’avais assez flashé pour m’en souvenir aujourd’hui).

L’ambiance sera aussi musicale :

Je suis addict aux podcasts. Super addict. J’adore les créations radiophoniques, les documentaires radio sur divers sujets. Je pourrais te faire une liste assez bien fournie de podcasts qui ont accompagné mes pas dans les rues de Bruxelles. Faut dire que je me déplace à pied. Je marche, oreillettes en place, allumage en règle d’une application podcasts (j’en ai plusieurs).

Je pense que c’est cette addiction qui a attiré mon attention sur cet évènement : un documentaire radiophonique “Crimen amoris” qui revient sur le passage en prison de Verlaine et sur son travail d’écriture lié à cet évènement, créé par Caroline Lamarche (j’ai évidemment flashé sur son nom, moi qui marche en écoutant la radio…).

Le descriptif m’a fait penser à cet autre docu-fiction qui retrace le moment où Guillaume Apolinnaire fut accusé d’avoir volé la Joconde (épisode dont je recommande chaudement l’écoute)…

Donc autant te dire que je suis très intéressée par Crimen amoris, présenté par les Midis de la Poésie avec le Point culture de l’ULB dans le cadre de leur série hebdomadaire “Du son sur les tartines”, mercredi prochain.

Après ce moment littérature, je n’ai aucun moyen de faire un lien direct avec la suite et fin de cet article qui t’amènera à te vider la tête et à danser.

Ca pourrait se faire au Bar du Matin : ça fait un bail que je n’ai rien vu d’un peu intéressant dans ce bar… Là il est pris d’assaut, vendredi par FRamps et Dj Bambooh.

Vendredi soir, je pense que l’embarras du choix se déroule surtout au centre ville : de l’électro à l’Epicerie Moderne avec la quatrième édition de la soirée Lowtape:

Du groove au Soul Inn avec Dj Kwak aux platines, pour prolonger les plaisirs des soirées Stictly Niceness :

De l’éclecctisme groove au Bonnefooie où Dj soFa prépare de quoi nous surprendre :

Bref, l’embarras du choix pour sortir de chez toi, pour te retrouver comme chez toi, mais chez les autres…

Yelyam

Photo de couverture: “Découpez ici pour décorer votre intérieur bourgeois” par Antoine Caramalli – Bruxelles, juin 2015

English

I strongly believe that the most problematic thing of our times, the source of many of social, ecological, health, political, financial issues are the big industrial groups, and therefore most of the lobbys who are influencing and corrupting “our” representatives. So we must fight like lions. “Comme des lions” is actually the title of a documentary that you can see on Saturday night at Pianofabriek.

While awaiting the fall of those economic empires, I suggest that we keep going to those private and non-profit initiatives. When I say “private” you have to take it literally: the exhibition “What Happened to The Shiny Cakes”, is held on the second floor of a house in Vleurgatsesteenweg, 311 in Elsene. Ring at the second floor. And get ready to discover the work of three students from La Cambre: Antoinette d’Ansembourg, Louise Picot and Valentine Smets. They explain that they are fascinated by game and absurdity…

Let’s stay on a private venue: each afternoon till Saturday you can visit the Self Destruction exhibition at Numéro 13 (situated at Antoine Labarrestraat, 13 in Elsene)

And let’s keep the trend of a private home as exhibition venue with the site specific exhibition at Impasse-Temps, one of my favourite artist run space in Brussels, which is the home of a friend, Laurent Trierweiler. The house is under renovation (since years) and endless transformation not only by Laurent but also by any artist invited to work there. During the month of March, they are the three of them: Claire Ducène, Nik O’La and Emilie Terlinden And the exhibition is called “Endless House”…

But maybe you’re fed up of staying home and going out only to go to somebody else’s home? You dream of landscapes! Good for you and so do the artists Nicolas Verdoncq and Rémy Ficheroulle. And you won’t be inside to see their work as the exhibition at the space Hidden is on the windows of what was a shop in Naamsestraat, so you’ll stay outside this Thursday for “Je rêve souvent de paysages”.

While in this urban escape, have a look at the street… Would you call it a Quality Street? I have my doubts. Fortunately, the subject is the name of an exhibition at Le Maga in Sint-Gillis, till Sunday.
And after those many urban visits, you may have a better and personal idea of the Brussels territory, and you’ll be able to confront your view with the ones of the artists invited at the second edition of the Urban Kabinet on Saturday.

MUSIC

If you’re looking for music, you have many choices this week.
Among those, there’s the Kraak festival at Beursschouwburg. Kraak is a record label and organiser of concerts. That’s the new edition of a festival that they exist for years now and where you can discover cutting edge electro and experimental sounds.

Kultuurkaffee is close due to renovation work, but that doesn’t mean that the program has stopped: they only propose stuff to do in other venues all around the city. Thursday night, you can get a new vintage wardrobe and listen to music at the Brussels Art Institute in Anderlecht. The event is called Closet Sale & Friends are Magic the latest part being the name of the band that you can listen to during the evening:

Saturday night, obviously you have a choice, but, personally, I would like to go to Le Lac (what a surprise!) and to attend an evening where I’ll discover for the first time in my life… wrestling show! Yeah, for real. Followed after by a concert just to try to pretend all is a normal Saturday night! The night is called Catch & Manichéisme and I’m super curious about it! Unfortunately, Le Lac is temporarly closed, so the event is now held at 64 Groot Eilandstraat in the center of Brussels.

Concerts in living rooms… again.. that’s what you can have at Ateliers Mommen on Sunday for an afternoon of exhibition, music and mainly to present the result on risography of creation made during 24 hours in January.

And now it’s time to speak about how to spend a night on the dancefloor… Depending on what you like that can be at Bar du Matin I haven’t heard of this place for months, so it’s a nice surprise to hear that FRamps and Dj Bambooh are taking it over for a night.


Friday night, I believe that most of the nice parties are all in the center and all in bars, which means that entry is free!

It can be some electro sounds at l’Epicerie Moderne and the forth edition of the Lowtape party


Or you’ll preffer hearing some groove at the Soul Inn with Dj Kwak spinning that night, a great extension of the monthly Strictly Niceness parties:

And you can even have a fix of eclectic groove at Bonnefooie with Dj soFa

So you have the choice: out of your place to jump into other people’s places… and feel like home anywhere!

Yelyam

Cover Picture: “Cut here to decorate your bourgeois interior” by Antoine Caramalli – Brussels June 2015

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